Ainsi donc la cérémonie d’ouverture de l’exposition arriva.
- …Et je proclame donc cette exposition de bijoux…ouverte ! Déclarait Pathogène debout sur une estrade, posée au milieu de la salle d’exposition.
Une foule de journalistes et de personnalités était là à l’écouter. Le directeur du musée le regardait d’un mauvais oeil, mais affichait un sourire forcé de complaisance. Les flashs des appareils photos crépitèrent, et les bravos retentirent jusqu’au moment où ce que redoutait Pathogène se produisit. Un journaliste se leva et demanda :
- Pouvez - vous nous dire d’où vient cette statue de cheval ?
Pathogène fit mine de ne rien avoir entendu :
- Hé…bien les bijoux appartiennent à des collectionneurs…
- Oui mais la statue là, l’interrompit le journaliste.
Le cerveau politicien de Pathogène se mit à travailler à toute vitesse pour trouver une bonne explication :
- Heu… C’est une œuvre étrangère d’un style nouveau…Mais là n’est pas la …Dit- il sans finir sa phrase, étonné par ce qui se passait dans la salle.
Les journalistes s’étaient tous retournés pour photographier la statue, s’exclamant tous par des « bravo », des « génial », allant même à « fantastique, cet artiste a du génie ! »
Tungstene et Baliverne qui observaient la scène depuis l’intérieur du cheval étaient sidérés!
- Mais ils sont fous, qu’est- ce qu’ils lui trouvent ?
La cérémonie se poursuivit ainsi, jusqu’à l’heure de la fermeture au public, le gigantesque cheval semblant toujours provoquer une étrange fascination sur la foule.
Tungstene et Baliverne commençaient à trouver le temps long. Rester enfermés dans quelques mètres carrés, même bien aménagés, ne s’avérait pas très passionnant. Ils essayaient bien de tuer le temps en jouant aux cartes, mais l’envie n’était pas au rendez-vous.
- Voilà une journée de passée ! Dit Tungstene en abattant un roi sur le sept de Baliverne.
- J’espère que notre piège fonctionnera ! Répondit celui-ci, l’air morne.
- Oui qu’on ne soit pas obligés de rester trop longtemps là dedans ! Ajouta Tungstene. En tous cas, on aura intérêt à ouvrir l’œil !
Et comme si le destin les avait entendus, ce qu’ils semblaient attendre arriva.
- Hé mais qui sont ces deux-là ! S’écria Baliverne en pointant du doigt deux étranges individus sur l’écran.
Deux hommes s’approchaient des vitrines. L’un était brun barbu, l’autre blond avec les cheveux longs attachés en queue de cheval. Ils avaient une mine qui n’inspirait pas confiance. Ils enjambèrent le cordon de sécurité.
- Fais attention, c’est sûrement sous alarme, prévint le barbu.
A l’intérieur du cheval l’inquiétude grandissait, Tungstene se précipita vers le bouton d’alarme, prêt à appuyer pour alerter des renforts au cas où. Son cœur battait plus vite, tous ses sens étaient en éveil. Ses yeux scrutaient les poches de leurs habits, si ces hommes étaient bien les pirates qu’ils cherchaient, leur coquillage magique devait être sur eux.
- Ben je sais pas ! Répondit Tungstene interrogatif à la question de Baliverne. Attendons de voir ce qu’ils font.
Les deux gars étaient toujours près des vitrines, se penchant dessus.
- Hé y sont beaux ! Dit le blond qui semblait en admiration devant la collection de pierres précieuses.
- Allez viens, on a du boulot ! Répondit le barbu d’un air décidé.
Il semblait être le chef. Il enjamba à nouveau le cordon de sécurité.
- Et t’approche pas tu vas faire sonner ! Ajouta —il à l’encontre de son compagnon.
Mais tout en disant cela, son pied accrocha la corde dorée, il tira pour se dégager et perdit l’équilibre. Ses bras firent de grands moulinés. Il chercha désespérément à retrouver sa stabilité, mais il s’abattit de tout son long contre le sol. Il jura comme un charretier. Le blond éclata de rire. Il passa tranquillement sous le cordon, prit un balai brosse, un seau d’eau et dit en prenant un air supérieur :
- Quand tu seras debout on pourra peut être faire le ménage !!!! Et il éclata de rire une nouvelle fois.
Le barbu le fusilla du regard ! Il plia le bras pour se relever, et prit appui sur un des plots du cordon de sécurité qu’il avait fait tomber dans sa chute. Mais sous le poids le plot se mit à rouler et le barbu fit un vol plané de plus.
- Aï ! Là ! J’irai pas plus bas nom de… Souffla —t-il au milieu d’autres injures.
- Ha ! Ha ! Ha ! Ce sont juste les nettoyeurs ! Dit Tungstene soulagé, en riant de bon coeur.
Ils continuèrent encore un moment la surveillance, puis la fatigue de la journée se fit sentir.
- Bon ! Si on allait se coucher ? Proposa Baliverne en baillant.
- Oui, bonne idée ! Je n’en peux plus.
jeudi 8 novembre 2007
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